Dossier de presse

Souvenirs Impies

"Philippe Chardin aime la littérature classique. Il en a épousé le style, le talent de jongler avec les concordances de temps, la longueur des séquences et l'élégance de la chute. Pourtant l'action de ses neuf nouvelles se passe aujourd'hui, dans le monde intellectuel et raffiné d'un universitaire. A travers les heurs, malheurs et aventures d'un jeune homme oscillant entre le doute politique et la tentation amoureuse, l'auteur excelle à décrire les rituels familiaux et sociaux, cruels et inaltérables malgré la venue du siècle nouveau." ("Pages", n°14, Mai 1989)

 

"Ces neufs nouvelles iconoclastes : le carcan familial, les rites universitaires, mais également ceux de la névrose ou du snobisme "intello de gauche", non moins subtils et bouffons, et le narrateur lui-même, sont joyeusement démontés et mis en pièces. L'humour corrosif, l'art de décoder les codes implicites, d'ironiser sur ces mêmes codes, linguistiques, "mondains", coutumiers, qui font vivre et écrire la "narratuer", peuvent faire penser que ce dernier connaît bien son James ou son Proust. Quelle intelligence dans l'apparente désinvolture, quel flirt sarcastique avec soi-même ! Et ce tempo vivace de l'écriture, qui n'interdit pas, loin de là, sa complexité sinueuse, fort habilement maîtrisée. Et ces clins d'oeil du côté de Proust - encore- par usage de comparaisons si déconcertantes mais si éclairantes... Et cette coquetterie qui sait ne pas être dupe d'elle-même lorsqu'il s'agit de se tourner soi-même en dérision. De faire rire de sa propre lucidité. Ou souffrance. Ou délectatiob de la souffrance. Remarquable, vraiment." (Claude Pujade-Renaud, "Nouvelles nouvelles", n°16, automne 1989)

 

"Dans un monde où beaucoup d'écrivains sont des professeurs, il est pourtant rare d'entendre aussi directement parler de la vie d'niversitaire, de ses cours et de ses manifs, et des mille petits riens qui en forment la trame. Ey comme Flaubert empruntant à la Normandie nombre d'images de Madame Bovary, Philippe Chardin engage même dans son écriture le vocabulaire de l'université : c'est ainsi qu'il nous évoque la vie, cette "épreuve en temps limitée". (...) Même si les "peines de plume" ne sont pas aussi graves que les peines de coeur, on sent que pour Philippe Chardin les coupes, les césures, le mouvement sinueux d'une écriture appliquée à créer une pensée en même temps qu'elle la formule, sont importants à l'égal d'un impératif moral : le soucis de l'écriture est pour lui une politesse du coeur." (Julien Hervier, "La Quinzaine littéraire", n°533, 1er janvier 1989).

 

"Dedalus : Professeurs en perdition, bacheliers surdoués, muses d'amphi... Ces novelles où Dedalus et l'"Aufhebung" jouent à cache-cache dans de savantes phrases de vingt lignes (au moins), valent par leur humour intello." ((Marcel Paquet, "L'Express", mars 1989).

 

"Désinvolture et virtuosité : Le personnage qui déambule au long des neufs nouvelles de Philippe Chardin marie l'esprit d'un Hamlet avec celui d'un Jacques le Fataliste. Un peu anachronique, un peu perdu, un peu désabusé, il trace son petit bonhomme de chemin, plein de bonne volonté et d'ironie, en dépit de tout ce pourquoi il aurait envie de renoncer à être "en route". (...) Les femmes et la littérature, cette "synthèse, extraordinairement complxe,e de tou et de rien...", constellent ces chemins frissonants d'angoisses, de maladresses et d'incertitude. Mais, jusqu'à la dernière étape, cette végétation prolifique est taillée à grands coups d'humour, dans un style alerte et désinvolte." (Valérie Cadet, "Le Monde", vendredi 30 juin 1989).

L'Obstination

""Lui qui se refusait à porter un jugement définitif sur le temps qu'il faisait avant d'avoir lu le relevé dse températures dans Le Monde du lendemain trouvait qu'on manquait singulièrement de données chiffrées précises sur un problème aussi important que celui de la taille des gens." le narrateur lui-même mesure comme Victor Hugo, Dostoïevski et Marcel Proust, mais il ne dit pas combien. L'amant de la femme qui le quitte est-il grand, est-il petit ? A part ça, on ne recolle pas les morceuax d'un amour avec la maîtrise de l'art épistolaire. Démonstration par un auteur d'essais et de nouvelles." ("Libération", le 8 janvier 1990)

 

"Le court récit d'une rupture : un homme d'âge moyen est "lâché" par sa toute jeune maîtresse. Il s'emploie alors à la retenir par écrit interposé. Beaucoup d'humour, beaucoup d'intelligence, non moins de sensibilité pour un petit régal. Et vraiment beaucoup de talent." ("Lu", n°80, juin 1991)

 

"Plus passif que volontaire, le héros de Philippe Chardin sait qu'il est perdu. Il proteste mais il subit. Il récite mentalement son credo woody-allénien de l'existence : "acheter un livre, tenter de draguer, aller se tuer". Il espère. Il vit par obstination comme d'autres par procuration. (...) Vraisemblablement, Philippe Chardin a écrit là un roman autobiographique. Nourri d'une passion. De ses passions littéraires aussi : Proust ou Kafka. On y découvre un ton distendu à la Musil. Comme si le roman du dernier quart du XXème siècle se devait de saluer ceux du premier quart." (Philippe Amen, "Europe", juin-juillet 1991)

Alma Mater

"Tout à fait désopilant et qui ferait écho au roman de David Lodge La tache" (Marc Voinchet, France Culture, "Tout arrive", octobre 2002).

 

"L'ouvrage s'affiche comme le "premier roman comique" inspiré par l'université française d'aujourd'hui. Sans doute faut-il entendre le mot comique dans son sens classique de "relatif aux comédiens". Car c'est une série de rôles ou d'emplois que nous voyons défiler sur la scène d'une petite université de province en des chapitres qui font penser aux sketchs d'une comédie satyrique. (...) Auteur de la meilleure thèse de littérature comparée soutenue en Sorbonne depuis plusieurs décennies sur Le roman de la conscience malheureuse, Philippe Chardin dispose de tous les atouts pour transformer l'essai et pour écrire le grand roman des frustrations, des désarrois, des conflits et des désillusions de la vie universitaire en France dans les dernières années du XXème siècle." (Jean-Thomas Nordmann, "Société des amis de l'Ecole Normale Supérieure", "Les normaliens publient", juin-septembre 2002)

 

"Chardin seems to have been most influenced by seventeeth-century French literature. He refers to his work on the title page as a "oman comique", and he claims implicitly thereby to portray the academic profession in contemporary France with the realism and humor Scarron employed in his depiction of theater people in the time of Louis XIII. An even more pervasive presence is that of La Bruyère and his Caractères. The noun caractère is used in the brief introduction to describe the different "types" to be encountered in a French university and who will be presented here. (...) Chardin also ventures beyond French literature, as in the case of "Lady Macbeth", the domineering wife of an administrator. In this mini-Comédie humaine of a university faculty, the characters move from one episode to another and even evolve over the course of time. (...) It is also ironic to witness the graying of the soixante-huitards, who have become the old fogeys of present-day academia." (James P. Gilroy, "The French Review", n°77, 6 mai 2004)

 

"Je reprends là le roman comique du 17ème siècle comme ceux écrits par Scarron, notamment. Cest une succession de portraits satiriques comme les Caractères. Disons que j'évoque l'université contemporaine à travers des formes anciennes." (Philippe Chardin en réponse à Olivier Maunoury, "S(21)N", 2001)

Soliloque pour clarinette seule

Gérard Mannoni : "Très subtil et en même temps très drôle."

Stephan Grant : "kafkaïen sur le mode du Champion de jeûne"

Antoine Billot : "de très belles pages sur le temps qui rappellent toute cette littérature autrichienne dont Thomas Bernhard"

(France Culture, "Tout arrive", juillet 2003)

 

"L'écrivain compose et joue sur ce quiproquo entre la composition et la partition. entre confidences et considérations amoureuses d'une jeune soprano. Le lecteur y trouvera l'écho de ses propres interrogations métaphysiques pour peu qu'il ait la quarantaine et le souci de ne pas les paraître, de corps et d'esprit." ("Le matricule des anges", n°47, octobre-novembre 2003)

 

"Je vous souhaite de lire, de Philippe Chardin, une merveilleuse sotie, Soliloque pour clarinette seule. C'est la version musicale du Paludes, de Gide. L'histoire d'un écrivain "au souffle court" aui, ayant perdu l'inspiration et toutes ses illusions, se met sur le tard à la clarinette - un instrument dont il dit qu'il est plouc, pieux et militaire. D'une parfaite mauvaise foi, manière de cacher ses échecs, il s'en veut d'avoir consacré sa vie à la littérature, qu'il compare à un chien pataud tandis que la musique est un chat qui grimpe sur les toits. Alors il prend des cours au milieu des enfants, fait ses gammes et se lance, bec aux lèvres, sinistre comme Woody Allen, dans des soirées de patronage.Le grand avantage du bal des mots sur la Fête de la Musique, c'est qu'il est quotidien. Et silencieux" (Jérôme Garcin, "Le Nouvel Observateur", n°2015 du 19 au 25 juin 2003)

 

Oeuvre remarquée au Prix Livres et Musiques de la ville de Deauville en 2004.

Le méchant vieux temps


    "Philippe Chardin  a beaucoup lu Proust. Il en gère puissamment  les influences. Des amis de lycée, qui eurent vingt ans dans les années soixante, se retrouvent comme tous les dix ans. L'occasion pour le narrateur de mesurer le crible des jours, les effets de la guérilla du temps sur un petit groupe d'hommes et de femmes moyennement "névrosés", n'ayant pas spécialement à se plaindre de la vie. Rien ne passe, tout s'aggrave, en particulier la jalousie, même quand elle a perdu son objet. Chardin fait les comptes, dresse des constats accablants sur la mécanique des corps et des idées, notamment sur les incidences perverses du féminisme. Le temps ne pardonne rien, l'ironie de l'auteur non plus, qui fait assaut de phrases serpentines pour retarder l'entrée de ses personnages dans la dernière ligne droite. Un voyage intérieur, avec une langue de première classe."
  (Le Figaro Magazine" , 23 août 2008, Jean-Marc Parisis )

"la jalousie n'est souvent qu'un inquiet besoin de tyrannie appliqué aux choses de l'amour", écrivait Proust dans "La Prisonnière". Chardin, fidèle à l'ami Marcel, met quant à lui le piment de la cruauté dans son "Méchant vieux temps". ("La Nouvelle République", 21 août 2008, Thierry Noël)

"un très beau roman de Philippe Chardin, "Le méchant vieux temps". ("Marianne", 23 août 2008, Claire Dupont-Monod)

 "Quel espoir pour l'irrésolu ? Le cinquième roman d'un grand styliste." ("Magazine du TGV", Septembre 2008, Philippe Di Folco)

Recommandé par "La Quinzaine littéraire" du 15/10/2008.

 "En mêlant à son propos des allusions discrètes à ses auteurs de prédilection, Italo Svevo en particulier, qui inspire les prénoms des protagonistes, Philippe Chardin revient, avec un humour subtil qui n'exclut pas la gravité, sur les thèmes majeurs de son oeuvre romanesque : la jalousie, la souffrance amoureuse et par-dessus tout l'obstination à aimer." ("Etudes", novembre 2008, Anne-Rachel Hermetet)

 "Dans un style de toute beauté, qui résiste aux ravages du «méchant vieux temps», Philippe Chardin réussit la prouesse d'écrire un roman intime où chacun se reconnaîtra." ("Le Nouvel Observateur", 18 décembre 2008, Jérôme Garcin). "C'est très bien. Un mélange de mélancolie goguenarde et de fraîcheur désabusée, dont on redemande, par les méchants temps qui courent." ("Europe", numéro spécial Thomas Bernhard, mars 2009, Florence Godeau).

"French Review", Nathalie Degroult, décembre 2010, p. 411-412 :

"Ce court roman de Philippe Chardin examine de façon subtile et ironique le cruel passage du temps sur les êtres [...] Si l'on reconnaît une certaine influence proustienne, c'est sans doute que l'évocation du passé ressemble fort à une chanson triste dont la mélodie résonne à travers le temps.[...] En évaluant l'impact du temps sur les êtres, leur existence et leurs sentiments, il nous montre toute la complexité des rapports humains qui résistent malgré tout à ce "méchant vieux temps"[...]Philippe Chardin a réussi à écrire un roman intime dans lequel chacun peut se reconnaître."

 

 

Article du Corriere della Sera

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Marcel Proust ammiro di Napoli solo l'ultima regina, Maria Sofia di Baviera,moglie di Francesco ll di Borbone e protagonista dell'eroica resistenza nella fortezza di Gaeta. Ma a Napoli c'è la più nutritae attiva schiera di conoscitori, studiosi e ammiratori del grande autore francese, riuniti nell’associazione che ha organizzato lincontro di ieri nella sede dell'Istituto francese con Philippe Chardin. suggestiva esplorazione sui diversi aspetti del rapporto padroni-seni, ovvero i misteri delpersonaggio di Francoise, cuoca in casa della zia Léonie in «Dalla parte di Swann».

Chardin - scrittore, critico letterario, «professore universitario di classe eccezionale», docente in varie università francesi e straniere, specialista di letteratura comparate - è uno dei direttori del séminario Proust all'ltem di Parigi (istituto per i testi manoscritti moderni) del Centro Nazionale Ricerca Scientifica. Nell’Istitutosi stanno accuratamente esaminando i manoscritti proustiani che risultano pieni di varianti, correzioni, versioni abbandonate. Al termine dell’analisi sui 75 quaderni (conservati alla Biblioteca nazionale di Parigi) di sicuro saranno parecchi i cambiamenti da apportare al «romanzo più lungo del mondo», che in Italia apparve nei tre volumi Einaudi del 1946, tradotto da una schiera di letterati fra cui Natalia Ginzburg, Franco Fortini. Giorgio Caproni.

Della Associazione Amici di Marcel Proust, è da qualche mese presidente Nino Daniele, riuscito a non perdere lapassione letteraria nel vortice degli impegni politici (sindaco Pd di Ercolano, presidente  della fondazione Museo Mav, dell’Oservatorio sulla camorra e ora della Federazione Autonomie Locali-Anci). Segretario è il professor Gennaro Oliviero, già docente a Giurisprudenza, che è stato fra i fondatori nel 1995, infaticabile organizzatore di eventi e incontri nonché della rivista annuale Quaderni Proustiani. giunta al settimo numero: trecento pagine, con una sezione francese, volume che Chardin ha voluto presentare personalmente all'item. È intatti una delle tre uniche riviste proustiane esistenti in Europa (le altre due sono francesi). L'assoclazione proustiana ha ricevuto a Napoli la visita di 40 componenti dell'omologa Société des Amis de Marcel Proust, proveniente dalla Normandia e guidata dalla segretaria Mireille Naturel.

“per I francesi Proust in Italia si traduce Proust a Napoli ! “ dichiara Oliviero, sottolineando che la nostra città è l’unica tappa italiana del professore di Parigi; l’incontro apre le celebrazioni del centenario della Recherche, il cui primo volume, dopo il rifiuto di numerosi editori, fu pubblicato dall’esordiente Bernard Grasset nel 1913 ma solo quando l’autore pago in anticipo le spese di stampa di pubblicità. Aveva cominciato a scrivere nel 1909, completarà l’opera poco prima della morte avvenuta nel 1922, quando aveva 51 anni.

Nella schiera di proustini napoletani c’è anche il pittore Lavinio Sceral che da tre anni s’è dedicato a tradurre le tematiche di Proust in pittura : un quadro (« La cattedrale bianca ») è nel museo di Illier-Combray, la cittadina d’origine della famiglia, che ha assunto come suo secondo nome quello inventato nel romanzo, la serie è stata esposta a Parigi e a Nizza, mentre quella su Proust e la Bibbia è stata esposta nelle Facoltà Teogolica a Capodimonte. Proust era stato un ammiratore dell(inglese John Ruskin, poeta, studioso e critico dell’architecttura, che aveva dedicato molti suoi scritti alle grandi cattedrali europee. Gennaro Oliviero ha dedicato a Proust un giardino (acquistato per un colpo di fortuna quando era una selva di rovi e rifiuti) e ha via scoperto al di sotto una grande cavità artificiale, un tempo cisterna poi cava urbana, infine ricovero durante la guerra, che ha ripulito trovando iscrizioni, segni araldici, antiche maioliche, e una mattonella con su scritto « Villa Caracciolo del Sole 1629 ». Adesso è la Saletta Marcel Proust, da 250 posti. Gli incontri culturali si tengono anche all’aperto, nel grande giardino di Babuk, ma nella « Recherche » questo nome proprio non c’è. E infatti Oliviero precisa : « E il nome di un moi amatissimo gatto. Pero a Combray, ossia a Illiers, lo zio di Proust compro un piccolo giardino che era pieno di biancospini… »

Entretien paru dans la French Review du 2 décembre 2012

 
French Review 9/12

Article paru dans le "Corriere della Sera" du 5 avril 2013

Entretien paru dans "Il Mattino" du 11 avril 2013

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